Le brin d'une herbe jaillit à qui la vie déborde - SARA FAVRIAU

Le brin d’une herbe jaillit à qui la vie déborde

Le brin d’une herbe jaillit à qui la vie déborde – 2024 – Voyons voir Contemporary Art and Territory Residency, Miramas – Performance performed by Chloé Favriau & Muriel Bourdeau

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© Sara Favriau, Malo Legrand

(English below)

Un arbre creusé par le feu, se transforme en pirogue va’a, grée d’un arbrisseau vivant. Les feuilles de l’arbrisseau sont la voilure et son tronc le mât. A l’issue de cette navigation, l’arbrisseau a été replanté, entouré de ses congénères Ce vieux ligneux couché, fait là, son ultime voyage : une navigation qui symbolise l’héritage des pères, sa transmission, le passage, mais surtout le cycle du vivant. 

Ces deux générations de ligneux (arbre-pirogue & arbrisseau-mât) s’accompagnent et naviguent. Le jeune arbre est grée à la manière des pirogues Guyannaises où leurs feuilles et leurs frémissements font voile, comme elles le firent à l’embouchure des fleuves Maroni ou Oyapock. La pirogue est un métissage de cultures et de temporalités, rendant hommage à ce mélange. Créer cette oeuvre-pirogue, c’est hybrider deux arbres durant une transhumance : L’un s’hybride en une coque, lorsque l’autre s’hybride en mât et en voile – La pirogue, creusée par le feu, est un procédé thermique, sur lequel l’artiste s’appuie, de l’archéologie expérimentale du paléothique. Le feu : durcit le bois, le rend imputréscible, hydrofuge, résistant aux champignons et insectes xylophages. Durant environ 48h une cuisson a été éffectuée. Le tronc creusé par le feu conserve son écorce pour continuer de symboliser un arbre. 

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© Sara Favriau – 2025 – Exhibition view Chateau La Coste, Oscar Niemeyer Pavilion– Group show, Par quatre chemins – Poush – Curators Yvannoé Kruger & Margaux Knights

// English

A tree hollowed out by fire is transformed into a va’a canoe, rigged with a living shrub. The leaves of the shrub form the sail and its trunk the mast. At the end of the voyage, the shrub was replanted, surrounded by its fellow trees. This old fallen tree made its final journey: a voyage symbolizing the legacy of the fathers, its transmission, the passage of time, but above all the cycle of life.

These two generations of woody plants (canoe trees and mast shrubs) accompany each other and sail together. The young tree is rigged in the manner of Guyanese canoes, where their leaves and rustling serve as sails, as they did at the mouths of the Maroni and Oyapock rivers. The canoe is a blend of cultures and time periods, paying homage to this mixture. Creating this canoe-artwork involves hybridizing two trees during a transhumance: one hybridizes into a hull, while the other hybridizes into a mast and sail. The canoe, hollowed out by fire, is a thermal process based on the artist’s experimental Paleolithic archaeology. Fire hardens the wood, making it rot-proof, water-repellent, and resistant to fungi and wood-eating insects. The wood was fired for approximately 48 hours. The trunk hollowed out by fire retains its bark to continue symbolizing a tree.

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